Cent alcools : la fête est plus folle

Je ne me considère pas comme un alcoolique, mais les faits parlent contre moi. Cela fait très longtemps que je n'ai pas été malade à cause d'un verre de trop. Je "tiens" de mieux en mieux les doses que j'ingurgite. Un exemple ? Samedi soir, où j'ai descendu une bouteille de vin rouge, cinq bières et un verre de gin tonic. Hé bien rien... même pas la tête qui tournait. J'étais parfaitement conscient, comme si, finalement, je n'avais bu qu'un verre. Il me faut de plus en plus de verres pour pouvoir sentir l'effet de l'alcool sur mon organisme.
Bien sûr, je ne bois pas tous les jours, mais quand même : je m'aperçois qu'il n'y a pas une semaine sans que je ne boive. Heureusement, je ne ressens pas de manque lorsque, seul chez moi, j'ai une bouteille non ouverte qui traine dans l'un de mes placards ! Mais sa durée de vie est limitée ! J'ai du mal à me contenter d'un seul verre : il faut que j'en abuse presque, que ce soit toujours la quête de l'effet désinhibeur qui prime. Pour le moment, je me dis de profiter de ces plaisirs, et de faire attention à ne pas en abuser. Je n'ai pas de règles définies en la matière ceci-dit et, au gré des occasions, je peux multiplier les excès sur une semaine. Le pire (?), c'est que ces soirées ne sont pas cantonnées au week-end. J'écris "le pire", mais cela ne m'empêche pas de me réveiller tôt et relativement en pleine forme le lendemain matin. Et c'est ce qui m'effraie : je ne vois pas de frein physique à ces consommations sans doute excessives d'alcool. Aucun signal d'alerte sur le début d'une dépendance ou sur d'éventuels effets irréversibles sur mon organisme. Je me dis que ce sont mes neurones qui doivent soufrir en pareils ivresses... Comment faisaient les poètes maudits ? Et l'absinthe ? Où se trouve la limite ?