Torch Song Trilogy

Très belle soirée hier soir avec Jibi, où l'on a beaucoup ri et presque pleuré.
Torch Song Trilogy est une pièce de théâtre qui retrace la vie d'Arnold, figure du gay qui s'assume complètement et qui veut que l'on aime pour ce qu'il est d'abord : homosexuel. C'est très joliment dit dans la pièce, surtout que, bien évidemment, il n'est pas seulement gay : il a beaucoup d'humour, il cuisine comme un chef, il a "la main sur le coeur, comme son père"... Mais non, Arnold n'accorde d'importance qu'à son orientation sexuelle, allant jusqu'à rompre avec l'Amour de sa vie, Ed, qui se placardise et préfère jouer à l'hétéro, et, surtout, sa mère qui, si elle avait su qu'elle allait avoir un fils gay, ne l'aurait pas gardé... C'est avec beaucoup d'émotions que se déroulent dix années de la vie d'Arnold, durant lesquelles il rencontre le bel Alan, top-model, qui partagera cinq ans le quotidien d'Arnold. Au troisième tableau, on comprend qu'Alan a été assassiné par une bande d'homophobes juste en bas de l'immeuble où vit Arnold. Ed est là, séparé de sa femme, ainsi que le tonitruant David, le futur fils adoptif d'Arnold, âgé de seize ans et également gay. C'est au moment où la mère d'Arnold rend visite à son fils, que l'intensité émotionnelle de la pièce est à son comble. On est face à un dialogue qu'on ne veut pas entendre, où une mère finit par reconnaître qu'elle "essaye d'aimer son fils" parce qu'elle ne supporte pas son homosexualité assumée. Elle a un raisonnement qui a trouvé écho en moi car elle a tenu un discours althorp^ien : pour résumer, elle reproche à Arnold de ne parler que de gay, de ne penser que gay, de ne vivre qu'entouré de gay, d'avoir des envies de gay... "On ne peut pas rester assis quelques minutes sans entendre le mot "gay" !" Et là, ça m'a rappelé les commentaires d'Althorp^ qui trouvait tout trop gay. Arnold répond à sa mère que pour un gay, c'est également à chaque instant qu'il se voit imposer les standards hétéros et que personne ne trouve à dire que le monde est trop hétéro... Jusqu'au boutiste, il conclura qu'il ne veut vivre qu'avec des personnes qui l'aime pour son homosexualité assumée. Pas d'amour sans fierté !
C'est vite résumé, peut-être un peu interprété, mais je vous encourage vivement à aller voir cette pièce, qui se joue au Vingtième Théâtre, jusqu'au 31 décembre 2006.
Les acteurs sont formidables avec deux mentions spéciales : Eric Guého qui incarne l'Arnold que je m'imaginais en lisant le pitch de la pièce et le jeune Thomas Maurion, excellent troublion au charme ravageur !
Pour visionner la bande annonce de la pièce, je ne saurais trop vous inciter à cliquer sur ce lien :
Torch Song Trilogy est une pièce de théâtre qui retrace la vie d'Arnold, figure du gay qui s'assume complètement et qui veut que l'on aime pour ce qu'il est d'abord : homosexuel. C'est très joliment dit dans la pièce, surtout que, bien évidemment, il n'est pas seulement gay : il a beaucoup d'humour, il cuisine comme un chef, il a "la main sur le coeur, comme son père"... Mais non, Arnold n'accorde d'importance qu'à son orientation sexuelle, allant jusqu'à rompre avec l'Amour de sa vie, Ed, qui se placardise et préfère jouer à l'hétéro, et, surtout, sa mère qui, si elle avait su qu'elle allait avoir un fils gay, ne l'aurait pas gardé... C'est avec beaucoup d'émotions que se déroulent dix années de la vie d'Arnold, durant lesquelles il rencontre le bel Alan, top-model, qui partagera cinq ans le quotidien d'Arnold. Au troisième tableau, on comprend qu'Alan a été assassiné par une bande d'homophobes juste en bas de l'immeuble où vit Arnold. Ed est là, séparé de sa femme, ainsi que le tonitruant David, le futur fils adoptif d'Arnold, âgé de seize ans et également gay. C'est au moment où la mère d'Arnold rend visite à son fils, que l'intensité émotionnelle de la pièce est à son comble. On est face à un dialogue qu'on ne veut pas entendre, où une mère finit par reconnaître qu'elle "essaye d'aimer son fils" parce qu'elle ne supporte pas son homosexualité assumée. Elle a un raisonnement qui a trouvé écho en moi car elle a tenu un discours althorp^ien : pour résumer, elle reproche à Arnold de ne parler que de gay, de ne penser que gay, de ne vivre qu'entouré de gay, d'avoir des envies de gay... "On ne peut pas rester assis quelques minutes sans entendre le mot "gay" !" Et là, ça m'a rappelé les commentaires d'Althorp^ qui trouvait tout trop gay. Arnold répond à sa mère que pour un gay, c'est également à chaque instant qu'il se voit imposer les standards hétéros et que personne ne trouve à dire que le monde est trop hétéro... Jusqu'au boutiste, il conclura qu'il ne veut vivre qu'avec des personnes qui l'aime pour son homosexualité assumée. Pas d'amour sans fierté !
C'est vite résumé, peut-être un peu interprété, mais je vous encourage vivement à aller voir cette pièce, qui se joue au Vingtième Théâtre, jusqu'au 31 décembre 2006.
Les acteurs sont formidables avec deux mentions spéciales : Eric Guého qui incarne l'Arnold que je m'imaginais en lisant le pitch de la pièce et le jeune Thomas Maurion, excellent troublion au charme ravageur !
Pour visionner la bande annonce de la pièce, je ne saurais trop vous inciter à cliquer sur ce lien :
(le charmant Thomas Maurion est en costume dans l'extrait où il doit se laver les dents ! "ô m'man !")
Pour conclure, cette pièce est exactement le genre de pièce d'où l'on ressort différent. Une pièce marquante, qui aborde beaucoup de sujets qui concernent les gays, mais aussi les amis des gays, les parents de gays... et les enfants des gays. Finalement, c'est la mère d'Arnold qui a raison, on ne peut pas s'empêcher de parler tout le temps de gays ! ça en deviendrait presque intolérable !
Tout ça pour vous dire que j'envisage de prendre des cours de théâtre... je me suis renseigné ce matin et c'est tout à fait faisable. Maintenant je me considère peut être encore trop timide pour m'imaginer me livrer, mais je me dis que ça pourrait m'aider à sortir tout ce que j'ai en moi...
Pour conclure, cette pièce est exactement le genre de pièce d'où l'on ressort différent. Une pièce marquante, qui aborde beaucoup de sujets qui concernent les gays, mais aussi les amis des gays, les parents de gays... et les enfants des gays. Finalement, c'est la mère d'Arnold qui a raison, on ne peut pas s'empêcher de parler tout le temps de gays ! ça en deviendrait presque intolérable !
Tout ça pour vous dire que j'envisage de prendre des cours de théâtre... je me suis renseigné ce matin et c'est tout à fait faisable. Maintenant je me considère peut être encore trop timide pour m'imaginer me livrer, mais je me dis que ça pourrait m'aider à sortir tout ce que j'ai en moi...
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