Madama Butterfly

Publié le par Butterfly

J'ai assisté, mardi soir, à la deuxième représentation de Madama Butterfly, donnée à l'opéra Bastille. La mise en scène, épurée, moderne, mais devenue un grand classique, est de Robert Wilson. J'ai éprouvé de belles émotions, la distribution de la soirée étant vocalement impressionnante. Impressions d'autant plus fortes qu'au 3e rang, on ne peut qu'entendre la perfection des voix.
Je trouve que l'histoire mise en musique par Puccini est terriblement intemporelle. Une jeune fille japonaise tombe amoureuse d'un officier américain qui, plus par jeu que par amour, l'épouse. Il retourne dans son pays, comme un marin quitte une prostituée dans un port, et ne revient que trois ans plus tard. Durant ce temps, Cio Cio San compte les heures et les jours et endure une solitude dramatique, espérant son retour envers et contre tous : sa famille, ses proches, sa société. Puis il revient : et là, c'est la joie ! Mais ce bonheur est bref : si JF Pinkerton revient, c'est avec son épouse américaine et pour prendre l'enfant qu'il a eu, mais n'a jamais connu, avec Cio Cio San. Le déchirement est total et s'achève par un drâme prévisible dès le début de l'histoire...


« Toi, toi, petit Dieu !

Amour, mon amour,

fleur de lys et de rose.

N'apprends jamais :

pour toi, pour tes yeux purs,

meurt Butterfly,

pour que tu puisses aller au delà de la mer

sans que te poursuive, aux jours de ta maturité,

l'abandon maternel. »

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Publié dans Sorties

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T
ah, quelle flamboyance cette Mme Butterfly! Puccini est un sale raciste et c'est ça qui plaît!
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