Mai 2006 ?

Publié le par Butterfly


Un léger parfum de révolte... Des heurts presque journaliers entre casseurs et forces de l'ordre... Et pendant ce temps, c'est métro-boulot-dodo. J'habite pourtant Paris et je ne sens pas toute cette agitation qui renvoie à de vieux fantasmes d'une révolution estudiantine. Je comprends ce qui anime "la jeunesse" et la vision qu'elle a de ces hommes politiques préoccupés par leur réélection ou leur élection. Oui, l'image que ceux-ci renvoient est minable, aussi minable que le discours du Ministre de l'Education l'autre soir chez Arlette Chabot face à Martine Aubry notamment. Le sempiternel discours qui se résume en un lapidaire "c'est de votre faute. vous n'avez rien fait lorsque vous étiez au pouvoir !". Mais bon sang, ne voyez pas que nous sommes en pleine désillusion politique ! Les signaux d'alarme sont tous passés au rouge depuis ce fameux soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2002 ! Plus les jours passent, plus les gens en ont assez. N'entendez-vous pas, dans nos campagnes, mugir nos féroces soldats ? Il faut que ça change sinon on changera ça.
Et pourtant, dans mon quotidien, je n'entends pas ces voix de la protestation. Je ne vois pas les gens autour de moi s'énerver, se désespérer, ou réagir. Les jours passent et, au fur et à mesure des camouflets politiques, chacun s'enfonce un peu plus dans son quotidien. Un matin brun à Paris où, un jour, si on n'y prend pas garde, on se réveillera à l'ombre d'un régime totalitaire.
J'ai l'impression ce soir, à la vue des images diffusées au journal de 20 heures, que la situation pourrit et se dégrade lentement depuis 2002. Ne vous étonnez pas si on assiste à des mouvements de radicalisation : c'est le seul moyen de se faire entendre car, oui, en France, nous n'avons pas la culture de la négociation. Qui sera l'électrochoc ? Ou qu'est-ce qui fera qu'hier ne sera plus pareil à demain ? Un 11 septembre parisien ? Une vague de Sarkozystes défilant dans la rue comme en 1968 pour faire taire la chienlit ? Une démission du Président ? La proclamation de la VIe République ? N'importe quoi, par pitié, mais quelque chose ! Et, finalement, "pourquoi quelque chose plutôt que rien ?" (Leibniz)
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Publié dans Vie quotidienne

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A
bah... c'est pas plus excessif que toutes ces manifs.
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D
@ Butterfly > Je te présente mes excuses pour ces commentaires qui tournent au duel et ne ressortent plus du débat public.@ althorp^ > Ce n'est pas le lieu, je crois, d'un tel échange. Je me bornerais donc à indiquer que je ne nie pas les excès ou les incohérences dont souffre la société française, mais que ton propos me paraît terriblement excessif et, de ce seul fait, en grande partie erroné.
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B
Pas de problème tu sais... Je voulais ce site comme un lieu d'échanges ! Vous me comblez tous les deux
A
parce que l'on vit dans une société (française par excellence) où la populace a une mentalité d'assistée, s'arqueboute sur ses ses "droits acquis" (les riches comme les pauvres, ceux qui ont un boulot comme ceux qui n'en ont pas) ; dépense sans compter (et mal en plus) l'argent qu'elle ne possède pas et plombe ainsi les comptes de la nation pour 3 générations au moins ; n'accepte plus aucun risque et veut être protégée contre la grippe aviaire, le chikungunya, le cancer, le sida, la vache folle, l'amiante, les chutes d'avions, les accidents, les inondations, la sécheresse, l'avenir incertain, sarkozy, la racaille, et bientôt l'inéluctable dont la mort ; encense le premier qui a parlé et surtout le dernier ; est pour que ça change chez le voisin du moment que ce n'est pas chez elle ; défend l'exception culturelle française mais regarde tf1 et s'abreuve de films américains ; refuse la constitution européenne mais réclame toujours plus de subventions et aides à Bruxelles ...Quand on en est arrivé à ce point,où l'on nie la précarité même de la vie et où son horizon est circonscrit - par autisme - à son nombril  hexagonal (c'est un concept),  je n'appelle plus "ça" des êtres humains.  Ce sont des bestiaux qui ruminent de bonheur en mâchant leur fourrage de  droits acquis,  en ignorant qu'ils vont  finir prochainement  sur l'étalage du boucher, étiquetés "origine française" (on sait jamais, avec la vache folle britannique hein!).Le fond du cpe, c'est que les jeunes qui  veulent bosser, sont motivés et n'exigent pas "tout tout de suite sinon rien",  ceux-là trouveront toujours  un boulot - éventuellement mais pas forcément  précaire ; et que ceux qui sont à genoux devant le code du travail - le modèle social que le monde entier nous envie, ou le poing levé pour vouer aux gémonies le gouvernement dont ils attendent par ailleurs tout, ceux- là iront pointer à l'anpe après la manif ou casser du crs et des vitrines  pour déverser leur trop-plein de crétinerie.
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D
@ althorp^> Qu'il y ait d'autres enjeux que le fond du CPE, c'est on ne peut plus vrai.D'autant que cette mesurette pèche bien plus par son absence de contenu que par les effets qu'elle (ne) produira (pas) sur la situation de l'emploi.Il n'en reste pas moins que ce nouveau contrat, bien mal ficelé, produit quelques effets pervers des plus concrets. Accès au logement, accès au crédit, etc.,... Ce n'est peut-être pas "sociologiquement" captivant, mais ce sont tout de même les difficultés les plus immédiates auxquelles vont se trouvés confronté les heureux bénéficiaires.Et pour eux, ce sera sinon le fond du problème, du moins le problème...
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A
Le fond du cpe, on s'en tape! Les enjeux ne sont pas là...
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