Paris by night

Publié le par Butterfly


Première virée avec l'appareil photo dans Paris de nuit. J'ai enfin compris comment fonctionnait le mode "paysage de nuit". Il faisait un peu froid, mais c'était tout de même très agréable. Peu de monde dehors, ce qui change du métro.
Ce matin, une personne parlait avec son portable dans la rame du métro. Elle parlait vraiment très fort, semblant ignorer le monde qui l'entourait. Une conversion privée, certes, mais surtout privée de gêne. J'ai longtemps trouvé ce comportement nombriliste insupportable (et le respect ??), mais je me dis que ça dépasse le simple manque de politesse. A y regarder de plus près, ces personnes, qui se comportent en ignorant les autres dans ce genre de situation, doivent prendre les gens pour des meubles, des éléments du décor. On en fait abstraction, on fait comme si on était chez soi, même si c'est moins bien parce qu'il fait plus froid... La rue comme le prolongement de son domicile. Je fais partie de ces gens qui sont très génés de répondre au milieu d'autre personnes dans un lieu public, surtout dans les transports en commun. En général, si je réponds (ô miracle), je parle bas et j'abrège la conversation. Je ne peux pas vraiment dire que c'est une question de respect, mais plus de la gêne par rapport à un dévoilement d'intimité. En fait, c'est une question de perception du monde et de sa conception de soi par rapport aux autres.
En me promenant, j'étais surpris de voir de la lumière allumée dans les beaux appartements de l'île de la cité. Et encore plus médusé d'aperçevoir des ombres se mouvoir à l'intérieur de ceux-ci. C'est là que je me suis rendu compte que j'avais de Paris une image de carte postale et que je ne concevais pas totalement que des personnes habitent de tels monuments architecturaux. Et de penser à leur vie, à leur histoire, à la soirée qu'ils sont en train de passer (peut-être comme nous tous, sans faste, à lire un livre, surfer sur Internet ou regarder la télévision...).
Et puis Paris by night, c'est aussi le moment où l'on peut s'arrêter, écouter le calme de la ville apaisée de tant de sonneries de téléphone portable dans le métro. Plus d'importuns, plus de gêne, plus de civilisation. C'est le temps pour un papillon de se poser sur un bord de Seine pour regarder, sur le miroir de l'eau, les scènes nocturnes de la vie parisienne.
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Publié dans Vie quotidienne

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V
lol! et passer me voir?non.......bon, d'ccord; je fais la tête
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C
J'adore ta dernière phrase!
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