Dernier coup de froid

Publié le par Butterfly


Ce Paris de carte postale, pris hier soir, laissera bientôt place à un Paris animé. Fin de l'hibernation. Je viens tout juste de sortir d'un bain, délassé, après avoir lu les  récits de chercheurs de trésors. L'une de ses histoires authentiques, comme tend à le rappeler l'auteur, se déroule à la fin du mois d'août sur une plage. Le trésor d'un galion découvert par un tout jeune chercheur... Je me suis senti transporté, à en éprouver des odeurs d'été et des saveurs de melons, avec cette nécessité de se rafraîchir toutes les heures, accablé par la chaleur. Des gens souriants, des terrasses de café animées, l'été est finalement une saison qui, sur le papier, est désirée.  Je me souviens  de vagues notions relatives à la luminothérapie et de l'influence de la lumière sur notre humeur et notre état de santé.  Qui regrette l'hiver ? Les pistes de ski, Noël... mais l'hiver non.
Sur la photo, l'Hôtel de ville de Paris qui est l'un des beaux magnifiques édifices de la capitale. Je passe presque toutes les semaines devant, m'y arrête rarement et n'y suis jamais entré. Pourtant il me rappelle des moments forts de mon année parisienne écoulée : les JO non remportés, la patinoire éclairée cliché de film américain... Il y en aura d'autres.
En ce moment, c'est Ingrid Betancourt qui est à l'honneur sur la façade principale (cf. photo) afin de ne pas oublier que cela fait aujourd'hui 1 477 jours qu'elle est détenue par les FARC. J'ai du mal à concevoir qu'elle est otage depuis 2002. Souvenons juste une seconde où nous étions le 1er janvier 2002... Dites vous qu'entre ce souvenir et aujourd'hui, une femme a vécu chaque jour dans l'attente d'une libération et de retrouver les siens. On peut difficilement se mettre à sa place... A défaut de penser comme elle, pensons à elle... et à tous les autres qui connaissent les mêmes souffrances.
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Publié dans Vie quotidienne

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D
J'aime beaucoup ton appel à se souvenir d'Ingrid Betancourt ("On peut difficilement se mettre à sa place... A défaut de penser comme elle, pensons à elle..."). J'y souscris !En revanche, je ne partage pas tout à fait ton opinion sur l'hiver. Il m'arrive souvent de le regretter lorsque vient l'été. Rien ne me réconforte tant qu'un ciel bas qui rejoint la mer sur l'horizon. Le vent peut souffler, il peut y avoir un peu de crachin, le soleil peut se coucher à cinq heures... J'aime.Et souvent, lorsque arrive le coeur de l'été, je me prends à vouloir revivre ces heures ouatées.Peut être parce que mes plus belles amours ont été abritées par les falaises normandes et se sont réchauffées d'un chocolat à la tombée du jour...?
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B
Je crois comprendre ce que tu ressens : la perception d'un lieu ou d'un temps dépend de notre propre expérience, souvent enfantine...
V
la chanson de Zazie: aux armes citoyennes!
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