Vivre au jour le jour en ayant au fond du coeur la certitude que demain on se réveillera ensemble

Comment quelque chose d'aussi fort que l'Amour peut-il être aussi fragile ? Qu'est-ce qui donne tant de puissance à sentiment ? Pourquoi peut-il nous rendre à la fois si heureux et si triste ?
J'ai compris ces derniers jours qu'au jeu de l'Amour et du Hasard nous ne sommes jamais innocents.
Je m'explique.
Je me suis rendu compte qu'une relation amoureuse ne suivait pas forcément le lit du fleuve tranquille des sentiments. Il pouvait arriver, pour une raison ou pour une autre, qu'on soit pris de terribles doutes. Le coeur, qui a ses raisons que la raison ignore, dès lors que cette dernière commence à prendre le dessus, devient la proie du champs des possible inexploré. Je l'aime, mais... Alors que l'Amour devrait être inconditionnel, l'introduction d'un "mais" à ses côtés le rend tout d'un coup plus fragile. On a tous des tas de "mais" dans notre vie quotidienne, mais l'Amour doit être un mot qui se suffit à lui-même. J'avais écrit dans un article précédent tout ce que le doute m'inspirait dans une relation amoureuse :
"Cogito ergo sum... Contrairement au précepte cartésien, à partir du moment où l'on doute, l'amour meurt. Les sentiments ne survivent pas, du moins chez moi, à l'idée qu'ils puissent être remis en cause. Pour exister, ils doivent être sûrs, affirmés, inébranlables. Ils se suffisent à eux-mêmes et, en théorie, ni une rencontre, ni une déception, ne les annihileraient.
C'est ma manière de "fonctionner". Elle peut paraître terrible, mais elle ne l'est pas. Je ne suis pas un monstre et, lorsque j'aime, je me fie à ce que je ressens. En amour, je suis tributaire de mes sentiments : ce sont eux qui prennent le contrôle de mon corps et ma tête n'a plus qu'à obéir. Dès lors, si je commence à douter, c'est que ma tête a repris le dessus. Et si elle a repris le dessus, c'est que les sentiments se sont affaiblis. CQFD.
A chaque fois que j'ai douté, mes sentiments se sont rapidement étiolés. J'ai commencé à devenir distant, à me replier sur moi-même : signes précurseurs du pire à venir, ils ne trompent pas. Sans que le schéma puisse trouver à s'appliquer systématiquement, je dois bien avouer que la phase de doute m'a toujours été fatale.
Ces réflexions me sont venues cet après-midi, en marchant sous ce premier véritable soleil d'été. Elles ne trahissent pourtant pas mon état d'esprit du moment. Tout au contraire..."
C'était au tout début du mois de juin 2006... Cette conception de l'Amour peut faire peur, et de ce fait, je ne suis pas rassurant pour celui que j'aime... Mais cette fois, je ne me suis pas replié sur moi-même. Il existe peut être des doutes, que je qualifierais volontiers d' "absurdes", qui n'ont rien de fatals.
Mais alors... que vient faire le Hasard dans cette histoire ? "Au jeu de l'Amour et du Hasard, nous ne sommes jamais innocents"... J'aime à croire que, malgré certains habitus proches du déterminisme social, le Hasard est inextricablement lié à l'Amour. "Parce que c'était lui, parce que c'était moi"... certes, mais c'est surtout parce que nous nous sommes croisés un soir, alors que la minute d'avant rien ne nous destinait l'un à l'autre. Nous avons été coupables de continuer cette relation que tout semblait condamner d'avance et d'en avoir fait ce qu'elle est actuellement. C'est à ce moment que les doutes de ces derniers jours sont apparus : et si, malgré tout, cette relation était vouée à l'échec ? Ah, Raison, tu gâches vraiment tout ! Laisse faire et réapparais que lorsque les sentiments se seront envolés.
Et l'innocence dans tout cela ? ou plutôt l'absence d'innocence... "Au jeu de l'Amour et du Hasard, nous ne sommes jamais innocents"... Autrement dit, même si nous devons lutter contre la Raison, nous savons toujours ce que nous faisons. L'Amour est donc le fruit du hasard que nous avons choisi de cueillir...

J'ai compris ces derniers jours qu'au jeu de l'Amour et du Hasard nous ne sommes jamais innocents.
Je m'explique.
Je me suis rendu compte qu'une relation amoureuse ne suivait pas forcément le lit du fleuve tranquille des sentiments. Il pouvait arriver, pour une raison ou pour une autre, qu'on soit pris de terribles doutes. Le coeur, qui a ses raisons que la raison ignore, dès lors que cette dernière commence à prendre le dessus, devient la proie du champs des possible inexploré. Je l'aime, mais... Alors que l'Amour devrait être inconditionnel, l'introduction d'un "mais" à ses côtés le rend tout d'un coup plus fragile. On a tous des tas de "mais" dans notre vie quotidienne, mais l'Amour doit être un mot qui se suffit à lui-même. J'avais écrit dans un article précédent tout ce que le doute m'inspirait dans une relation amoureuse :
"Cogito ergo sum... Contrairement au précepte cartésien, à partir du moment où l'on doute, l'amour meurt. Les sentiments ne survivent pas, du moins chez moi, à l'idée qu'ils puissent être remis en cause. Pour exister, ils doivent être sûrs, affirmés, inébranlables. Ils se suffisent à eux-mêmes et, en théorie, ni une rencontre, ni une déception, ne les annihileraient.
C'est ma manière de "fonctionner". Elle peut paraître terrible, mais elle ne l'est pas. Je ne suis pas un monstre et, lorsque j'aime, je me fie à ce que je ressens. En amour, je suis tributaire de mes sentiments : ce sont eux qui prennent le contrôle de mon corps et ma tête n'a plus qu'à obéir. Dès lors, si je commence à douter, c'est que ma tête a repris le dessus. Et si elle a repris le dessus, c'est que les sentiments se sont affaiblis. CQFD.
A chaque fois que j'ai douté, mes sentiments se sont rapidement étiolés. J'ai commencé à devenir distant, à me replier sur moi-même : signes précurseurs du pire à venir, ils ne trompent pas. Sans que le schéma puisse trouver à s'appliquer systématiquement, je dois bien avouer que la phase de doute m'a toujours été fatale.
Ces réflexions me sont venues cet après-midi, en marchant sous ce premier véritable soleil d'été. Elles ne trahissent pourtant pas mon état d'esprit du moment. Tout au contraire..."
C'était au tout début du mois de juin 2006... Cette conception de l'Amour peut faire peur, et de ce fait, je ne suis pas rassurant pour celui que j'aime... Mais cette fois, je ne me suis pas replié sur moi-même. Il existe peut être des doutes, que je qualifierais volontiers d' "absurdes", qui n'ont rien de fatals.
Mais alors... que vient faire le Hasard dans cette histoire ? "Au jeu de l'Amour et du Hasard, nous ne sommes jamais innocents"... J'aime à croire que, malgré certains habitus proches du déterminisme social, le Hasard est inextricablement lié à l'Amour. "Parce que c'était lui, parce que c'était moi"... certes, mais c'est surtout parce que nous nous sommes croisés un soir, alors que la minute d'avant rien ne nous destinait l'un à l'autre. Nous avons été coupables de continuer cette relation que tout semblait condamner d'avance et d'en avoir fait ce qu'elle est actuellement. C'est à ce moment que les doutes de ces derniers jours sont apparus : et si, malgré tout, cette relation était vouée à l'échec ? Ah, Raison, tu gâches vraiment tout ! Laisse faire et réapparais que lorsque les sentiments se seront envolés.
Et l'innocence dans tout cela ? ou plutôt l'absence d'innocence... "Au jeu de l'Amour et du Hasard, nous ne sommes jamais innocents"... Autrement dit, même si nous devons lutter contre la Raison, nous savons toujours ce que nous faisons. L'Amour est donc le fruit du hasard que nous avons choisi de cueillir...

Publicité