On se rassemble... et on y va !

Publié le par Butterfly

Insomnie. Debout depuis 4 heures du mat'. Un cachet de vitamine C pour faire illusion et voilà que je me pointe au travail à 7h40. Couloirs déserts. J'allume mon bureau, puis mon ordinateur. Le temps de me déshabiller un peu, je rendre mon mot de passe et j'attends le défilement des mails arrivés depuis la veille au soir. Que des spams. Ouf !

Je griffone quelques tâches importantes à faire dans la journée, histoire de mettre ma motivation sur un support afin qu'elle ne disparaisse pas dans quelques heures. Déjà deux d'entre elles rayées (un mail à envoyer et une réclamation pour un article jamais reçu). La fin de l'année est proche et l'ambiance commence à devenir plus légère : on relative sa vie professionnelle, on se dit qu'on va retrouver sa famille et ses moments intemporels que sont les fêtes de Noël. Une parenthèse va s'ouvrir, plus ou moins longue, qui éclipsera les dures journées de septembre et d'octobre. J'essaie de gérer au mieux tous les aspects de ma vie. Souvent, la question est de savoir par où commencer ! Une vie professionnelle bien ordonnée commence-t-elle chez soi ? ou alors une vie personnelle épanouie est-elle un préalable à toute vie professionnelle satisfaisante ? Et la vie sociale dans tout cela ? Tout est inextricablement lié, c'est certain, mais si on veut stabiliser quelque chose et construire, il faut bien une base stable.

L'insomnie de cette nuit est sûrement due au stress. Mais je n'ai pas l'impression d'être stressé... ce qui finalement me stresse... un peu ! Je suis un "bon" dormeur, je ne m'inquiète pas pour autant. Il ne faut pas que ce genre de début de journée nocture se renouvelle plus de deux ou trois fois par semaine, sinon je passerai Noël sur les rotules. Mais, de temps en temps, cela permet de casser ses habitudes et de voir un bout de sa vie sous un angle différent.

Le plus dur, c'est de tenir le rythme. Paris, c'est un marathon dont on ignore la ligne d'arrivée...

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Publié dans Vie quotidienne

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A
- Il n'y a que les gens médiocres qui ne cherchent pas un tant soit peu à se réaliser dans leur travail.- Mon copain m'a quitté parce qu'il me reprochait (entre autres choses) de lui avoir dit que n'étant pas devin, je n'étais pas en mesure d'affirmer que notre relation ne s'arrêterait pas un jour.
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A
Blueco : tous les travailleurs ne sont pas des entrepreneurs et des chercheurs. Tout le monde n’a pas un boulot passionnant en France, loin de là ! Demande à la dame qui nettoie les WC publics de la RATP ce qui est le plus important pour elle : sa vie personnelle ou son « épanouissement » professionnel ? <br /> Quant à la durée des couples gays, peut-être que tu t’appuies sur des « statistiques » et sans doute ton constat est-il proche de la réalité, je ne dis pas le contraire. Mais est-ce mal, pour une fois, de refuser de rentrer dans une petite case et d’oser dire « je suis homo mais mon homme et moi voulons passer toute notre vie ensemble » ? Parfois les stat’ ça me gonfle, plutôt que de les relayer, je préfère essayer de diffuser des messages d’espoir et d’amour. <br /> Quant à Cat, je comprends mieux pourquoi Papillon l'apprécie tant : elle est la petite voix (bienvenue) de la sagesse J
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B
Cat la sagesse incarnée... c pas faux ! mais il faut aussi qu'elle prenne soin d'elle !
C
Je ne crois pas que ce soit le fait de vivre à Paris - même si je reconnais que cette ville présente un certain nombre de spécificités, parfois agréables parfois difficiles à supporter – qui représente un marathon. Je crois simplement que c’est la vie, tout simplement, qui est un marathon dont on ignore la ligne d’arrivée… Des obstacles, on en a déjà franchi un certain nombres. Certains nous ont laissé un doux souvenir d’autres ont laissé des traces plus amères. Ce sont tous ces obstacles qui nous ont forgé. Et il en reste encore plein d’autres devant nous ! Personne n’est capable de situer la ligne d’arrivée, même celui d’entre nous qui est capable d’anticiper, de planifier, de suivre un objectif et d’essayer quotidiennement de s’y tenir, de dire que, dans 10 ans, il aura « un job intéressant, une vie personnelle épanouissante, une maison en province, etc ». Et au fond, ce serait plutôt triste de connaître cette « ligne d’arrivée », notre vie n’en aurait qu’un côté insipide. Comme tout le monde, j’adorerais savoir comment sera ma vie dans quelques années, aurais-je rencontré « le bon », aurais-je eu des enfants, aurais-je réussi à économiser suffisamment d’argent pour m’acheter un chez moi, aurais-je changé de statut, etc ? Oui cela aurait un côté rassurant d’avoir une réponse à chacune de ces questions mais une telle projection est-elle bénéfique ? Si je me dis aujourd’hui que dans quelques années j’aurais toutes ces choses, ne serais-je pas frustrée si cela ne se réalise pas concrètement ? J’ai tendance, à tort ou à raison, à me dire que oui et à préférer prendre les choses comme elles viennent, sans, c’est vrai, savoir véritablement quel circuit, quelle direction je choisis. Le principal dans tout ça c’est, même si on ne connaît pas cette « ligne d’arrivée » de toujours conserver un espoir et un optimisme sur la nature de celle-ci…<br />  <br /> <br /> Quant à l’imbrication vie personnelle/vie professionnelle, ce thème est déjà apparu dans plusieurs de tes messages. Il n’y a aucun schéma à suivre selon moi. Il ya des gens qui sont heureux dans leur boulot et malheureux dans leur vie professionnelle, pour d’autres c’est l’inverse. Pour certains, c’est le bonheur total dans les deux catégories ! pour d’autres enfin, c’est la catastrophe et dans le travail et dans la vie professionnelle ! Mais ça correspond souvent à des épisodes de vie, tout ça n’est qu’évolutif et ne dépend en grande partie que de nous… Pas de recette miracle selon moi. J’ai juste l’impression, du haut de mes 2 ans d’entrée (énorme !) dans le monde du travail, que la vie personnelle et sociale prime sur tout le reste. Même en trouvant important d’avoir un travail qui m’intéresse, dans lequel je me sente bien, même si je garde l’ambition de « monter » et même si je ne conçois pas ma vie sans une activité, j’attache bien plus d’importance à réussir ma vie personnelle. Je n’ai peut-être pas le recul nécessaire vu que je serai vraiment mal placée aujourd’hui pour me plaindre de mon travail (si on fait abstraction de certaines choses bien sûr) et que du coup c’est évident que je me focalise sur ma vie personnelle mais je crois vraiment que c’est ce qui compte le plus. Donc, à la question par où commencer ? je te dirai, tout banalement, par TOI, en tant que Personne et pas en tant que Salarié J<br />  <br /> <br /> Sur le fait d’arriver bien avant moi dans notre bureau, je dirai, par expérience, qu’il vaut mieux éviter que ça se reproduise trop souvent. Trop travailler peut s’avérer nocif pour la santé… !! Et comme dirait Salvador « Le travail, c'est la santé. Rien faire, c'est la conserver.Les prisonniers du boulot. Ne font pas de vieux os ». Prends soin de toi Papillon et essaye de déconnecter. J’en viens à me dire que j’aurais mieux fait de t’obliger à me faire un fondant au chocolat hier pour que tu penses à autre chose !
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B
:-) merci beaucoup pour les clefs ! tu m'as sauvé la vie ! mais qu'est-ce que je ferais sans toi ?? :-))
B
Je me sens obligé d'apporter quelques précisions par rapport aux réactions suscitées par mon commentaire. Je précise une fois encore que je ne prétends pas détenir la vérité absolue et que chacun peut avoir son propre point de vue.<br /> D'une part, sur un plan statistique, je doute que les relations homos qui durent 40 ans soient très nombreuses. Ce n'est pas un sentiment mais un fait évident, et pour cause. Les homos n'ont pas le mariage ou les enfants pour les maintenir auprès de leur conjoint, s'ils veulent se faire la malle, rien ne les en empêche et ils ne s'en privent d'ailleurs pas. Je n'ai pas le sentiment de faire des généralités, ni d'être réducteur. D'ailleurs, je ne fume pas les bigorneaux et je précise que chuis moi-même gay, alors que l'on ne fasse pas le procès de l'homophobie (je dis à socially acceptable), ce serait se tromper de personne. D'autre part, il est aussi possible de s'investir dans son travail sans pour autant compromettre sa relation amoureuse. Lui donner la priorité, certes, mais pas lui accorder une exclusivité totale. Après tout, le manque suscite le désir quand il est savamment dosé.<br /> De plus, pour moi, l'investissement professionnel n'a pas seulement pour but la prospérité de la patrie, mais aussi le bien-être de l'individu (POUR MOI EN TOUT CAS). Je suis content de me dire que j'ai des perspectives d'évolution et je ressens de la satisfaction quand je parviens à assumer mon travail avec brio. Et je n'aime pas cette image des dents qui rayent le parquet, comme si un minimum d'ambition devait systématiquement être regardée avec méfiance, voire avec mépris. On peut être un peu ambitieux sans pour autant en faire une obssession ni vouloir écraser les autres pour atteindre ces objectifs.<br /> Enfin, socially acceptable, je ne suis pas d'accord quand tu dis que tout le monde voit son travail comme un gagne-pain. Je ne cherche pas à dire que tout le monde est ambitieux en France mais dir eà l'inverse que personne ne l'est ne me semble pas correspondre à la réalité. Tu généralises abusivement si tu veux mon avis.<br /> Le travail ne sers pas qu'à la retraite, heureusement. Si tous les entrepreneurs et les chercheurs avaient pensé ça, on ne serait pas allé bien loin. Pour le pays (là, c'est pas le bien-être de l'individu, OK), il faut des gens qui cherchent, qui se dépassent, qui innovent. Et pour moi, le travail est un moyen de s'épanouir, de trouver une place, une utilité dans la société, de rencontrer des gens, d'échanger des idées, de comprendre certains enjeux économiques ou sociaux, etc, etc... Ca ne sert pas qu'à la retraite. Encore une fois, ce n'est que mon avis et je n'ai pourtant pas l'impression d'être un extra-terrestre.
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S
Blueco : les gays n'ont aucune spécificité dans leurs relations amoureuses, du moins, pas plus que les hétéros. Parce qu'on est gay les relations amoureuses sont forcément courtes ? N'importe quoi ! faut arrêter de fumer les bigorneaux et être aussi réducteur. C'est ça être réducteur. Antinous ne fait que refléter un sentiment à mon sens général en disant que le travail n'est rien qu'un gagne-pain. Je rajoute qu'il est non seulement un gagne-pain pour nous, mais pour l'état car il permet de verser des impôts. Pour nous, dans le fonds, le travail ne sert qu'à la retraite. A quoi sert-il d'autre ? honnêtement ? Maintenant, faire des efforts dans son travail est une chose normale sans pour autant que ça en devienne excessif, dans la mesure ou on s'est engagé vis à vis de son employeur (et vice versa). <br /> Sinon. Il m'est déjà arrivé d'arriver bien plus tôt que 7h40 au travail et d'en partir à des 2-3 heures du matin, mais par nécessité absolue. En revanche, jamais il ne me viendrait à l'esprit de me rendre au travail tôt en cas d'insomnie. Je profiterais de ce temps à titre de loisirs pour faire des choses chez moi, mais diable aller au travail plus tôt sans raison, c'est du pur zèle. Butterfly, tu n'as donc rien à faire chez toi ?
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