Une larme furtive

Publié le par Butterfly


Je viens de rentrer d'une soirée... 5 heures du matin et Paris ne s'éveille pas ! J'aime beaucoup traverser de nuit Paris. Marcher dans les rues presques désertes et rentrer chez moi, satisfait de la soirée écoulée. Louis n'a pas répondu à mes appels, je sais qu'il dort. Tout est calme ce soir. Une nouvelle fois, je me retrouve seul... A quelques heures de nos retrouvailles et d'un week end bordelais !
J'ai énormément pensé à  Cat ce soir. Je me suis dit que si elle n'était pas là, la vie au bureau serait insupportable. J'ai peur qu'elle parte car, je le ressens de plus en plus, je n'aurais plus l'envie d'aller travailler. L'environnement professionnel est primordial. Je me demande comment je ferais si Cat n'était plus là. Mine de rien, on s'est bâti une relation très forte et je ne conçois plus de travailler sans elle. Force et faiblesse du travail partagé, mais ô combien nécessaire lorsqu'on est jeune et empli de doutes. Nous nous épaulons, nous nous rassurons... Plus rien ne serait comme avant si elle partait. Je me dis pourtant que c'est inéluctable et, à force de la voir s'épuiser, je crains qu'elle finisse par chercher ailleurs ce qui lui manque ici. Ceci est de toute façon inévitable. Rien n'est immuable. Et c'est bien cela qui me fait peur. Les repères auxquels je me raccroche sont éphémères. Nous méritons toutes nos recontres...
Malgré le stress, il existe une ambiance qui nous unit tous. C'est dur, mais c'est supportable parce qu'il y a nos collègues qui, même s'ils ne travaillent pas sur les mêmes dossiers que nous, sont là. Une simple présence suffit à calmer d'éventuelles angoisses...J'ai toujours eu beaucoup de chances jusqu'à présent : pourvu que cela dure un maximum de temps. Je me suis habitué à travailler avec Cat : je crains désormais de ne plus pouvoir faire quoi que ce soit en son absence... Je l'ai pourtant abandonné quelques jours, le temps de prendre quelques vacances.
Ces derniers jours, durant les cours de gym, une immense sourire me barait le visage. Je pensais à l'opéra que je verrai ce soir, à Bordeaux : L'Exilir d'Amour de Donizetti. L'air de Una Furtiva Lagrima m'accompagne ce soir dans mes pérégrinations nocturnes. J'adore ces moments où, seul, je suis transporté par les sons presque célestes du chant lyrique. Je me sens heureux.
Non,ce n'est pas exact : je suis heureux.

"Une larme furtive
dans ses yeux a jailli;
elle semblait envier
ces joyeuses jeunesses
Que vais-je chercher de plus ?
Elle m'aime, oui, elle m'aime
je le vois, je le vois."
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Publié dans Vie quotidienne

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P
Salut Je m’appel Patrick, j’habite depuis quelques années à Buenos Aires, je suis marié et je suis vraiment très insatisfait… Je passé mes journées à écrire des articles j’avoue des fois un peu diffamatoires sur l’Argentine http://blog.argentine-news.com, mais je déteste tellement mon épouse qui me rend la vie impossible que c’est pour moi une sorte de vengeance, bien que je suis conscient ce n’est pas juste (pour le pays, pas pour mon épouse). Mais elle a du pouvoir et je ne peux pas divorcer sans que ça me coute trop cher. Cela fait longtemps que je n’ai plus envie des femmes et ce soir après avoir réfléchi pendant longtemps, je me suis décidé à le faire, à arrêter d’être hypocrite, et c’est pour cette raison que j’aimerais dire quelque chose afin de libérer mon esprit. Il y a quelque temps, j’ai rencontré un français qui avait besoin d’un appartement, ma “femme” ayant un appartement à louer, je lui aurait proposer cette location. Il a accepté et on est devenu très proches… Avec lui, Guillaume, j’ai découvert une relation plus saine, plus humaine, et je me suis lance à chercher d’autres horizons… Guillaume m’a appris que c’est UNE FIERTE D’ETRE GAY!!! Et avec lui j’ai trouvé que FAIRE L’AMOUR ENTRE HOMMES EST LA CHOSE LA PLUS BELLE QUI EXISTE…!!!!<br /> Je sais c’est hors sujet mais je vois qu’il y a une certaine problématique dans le monde pour admettre la sexualité homosexuelle, j’ai mis 55 ans presque à pouvoir me débarrasser de cette situation et de pouvoir finalement me libérer et le dire haut et fort!!! Aujourd’hui j’ai besoin de partager vos experiences, j’hésite, j’ai des doutes, si vous pouvez m’acconseiller je serai ravie d’avoir vos témoignages sur mon blog http://blog.argentine-news.com<br /> Merci à tous, merci de ta compréhension…<br /> et désolé de ce petit hors sujet, mais tu ne peux pas imaginer à quel point ceci me soulage... Merci encore une fois...<br /> J'aimerais bien qu'on garde le contact...
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B
Merci, c'est très gentil. Ton commentaire est également très chouette et nous fournit un témoignage très riche. Ce n'est pas du tout hors sujet ! à bientôt Patrick...
A
J’espère que ton week-end avec Louis (je connais enfin le prénom de « Lui ») s’est bien passé. <br /> Pour ce qui est de l’hypothétique départ de ta collègue, Cat, je n’aurai qu’une chose à dire : carpe diem ! Tant qu’elle est là, ne t’épuise pas à pleurer sur un futur qui n’existe pas encore, et profite de se présence au maximum. Et puis, Cat et toi ne serez pas séparés à jamais si elle change de job, et vous trouverez d’autres pôles d’intérêt à aller bosser, même si pour le moment vous ne pouvez même pas les envisager. Souvent, l’appréhension d’un événement est bien pire que l’événement lui-même, ne l’as-tu pas déjà remarqué ? <br /> Merci pour l’extrait d’opéra : cette furtiva lagrima est très émouvante... <br /> Allez, je te fais une petite bise chaste pour te redonner du baume au cœur !
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J
Coucou Papillon,<br /> j'espère que vous avez passé un super week end en pays bordelais. C'est un peu aussi ma région ! Enfin celle de mes origines et là où j'ai toute la famille au sens large.<br /> Tu as de la chance d'avoir de tels collègues et en effet c'est pas évident d'abandonner ça. C'est ce que j'ai fait en ce début d'année lorsque j'ai changé de société pour pouvoir avancer dans mon parcours. Ce n'est pas sans sacrifice mais nécessaire et cela fait partie de la vie qui avance. De plus, dans ma nouvelle situation de tels liens n'ont pas encore eu l'occasion de se recréer vraiment et le fait d'être consultant n'aide pas. En effet, tu pars sur des missions pour une période plus ou moins longue, dans une équipe plus ou moins grande et tu travailles dans un lieu différent à chaque fois avec des personnes qui ne sont pas tes collègues mais des clients voire des concurrents. Tu sais parfaitement qu'une fois sorti de ta mission, tu n'auras pas forcément l'occasion de les revoir et l'esprit d'être uni par qqch existe beaucoup moins... Je sais que ce ne sera pas toujours comme ca et que j'aurai très certainement une mission qui durera et me passionnera avec des collègues pour se serrer les coudes, et heureusement car sinon je serai peut etre déjà retourner dans mon ancienne société aussi mauvais que cela aurait pu être sur mon CV. Profite de ta chance et ne la gâche pas à angoisser de l'éventuelle fin de celle-ci. <br /> Je t'embrasse fort et surtout Louis (qui est plus mon type lol).
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C
oui, c'est vrai tu m'as "abandonné" qq jours mais grâce à ce touchant message, ma semaine commence avec le sourire. pour en avoir déjà discuté de vive voix avec toi, tu sais que je partage beaucoup de ce message... et je sais que pour l'instant, si je tiens, si je ne cherche pas autre chose, c'est en partie du à ta présence en face de mon bureau, même quand tu fais ta ptite moue. Oui, c'est vrai je m'épuise et d'ailleurs, j'ai un peu peur ces derniers jours de "craquer" comme cela a déjà pu m'arriver... et en même temps, cette peur a tendance à s'évacuer grâce à ta présence !<br /> Oui, c'est vrai je m'épuise mais tu sais j'ai terriblement peur aussi de changer, de partir car je sais tout ce que je vais laisser derrière moi et tout ce que je risque de ne pas retrouver ailleurs. On a une chance extraordinaire, vivons la au jour le jour sans penser à l'après. Et puis, tu sais, même s'il m'arrive de penser à l'après, tu en fais partie intégrante. Bien plus qu'un collègue, tu es devenu un ami et un repère précieux dans ma vie.<br /> Tu vas me manquer jusqu'à ton retour... d'un autre côté, tu t'en doutes, je n'aurai guère le temps de m'ennuyer d'ici là. une réunion aujourd'hui, un dossier de 156 pages à lire et à décortiquer, un mémoire à boucler. pas le temps de me reposer sur un matelas, si tu vois ce que je veux dire !<br /> Profites bien de tes qq jours de vacances avec Louis. Je t'embrasse fort.
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B
Eh bien j'en connais une qui va verser une larme en lisant cet article. Effectivement, l'environnement professionnel est primordial pour avoir l'envie ou non de se lever le matin pour aller bosser.<br /> Je sais pertinemment que toi comme moi avons beaucoup de chance de travailler dans un service dans lequel beaucoup de jeunes gens très sympas et avec lesquels on s'entend très bien bossent. Le fait est également que cela ne durera pas éternellement et que parfois, je me dis que là où je partirai, un jour (toi comme moi changerons d'affectation un jour, c'est inéluctable), ça ne pourra être que moins bien. Du coup, à nous d'en profiter un maximum le temps que ça durera.
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