Finalement...

Le grand challenge de la journée sera de ne pas entendre parler de cette Finale de Coupe du Monde qui nourrit à la fois les conversations au bureau et mon grand désespoir ! Je ne suis pas anti-foot, d'ailleurs je ne suis guère anti, sauf peut-être anti-guerre ;-) J'ai cependant un caractère assez associable (mes ami(e)s sont bien placés pour relever mes absences...), notamment en matière de sortie collective. Dès que mon entourage s'élargit au-delà de quatre personnes, je deviens mal à l'aise, même si cette règle n'est pas automatique. Une soirée en foule m'angoisse et j'ai tendance à m'enfermer chez moi plutôt que de descendre dans les rues partager un moment d'émotion collective, fût-il historique. C'est en cela que je suis associable -ou associal ? Et qui a-t-il de plus historique qu'une Finale de Coupe du Monde de Football, je vous le demande ! Si Zidane se lançait dans la politique, il obtiendrait un joli score au premier tour des Présidentielles ! S'il est bien un personnage qui deviendra historique à l'aune de mes 27 années d'existence, c'est Zidane : on continuera à parler de lui alors que Georges Pompidou n'évoquera plus que le nom d'un musée... C'est cela l'Histoire, une construction de mythes et de légendes qu'on raconte aux enfants pour les faire rêver (ou leur faire peur : Atila, Barbe bleue...). De là à représenter Zidane en messie il n'y a qu'un pas... Mais c'est un homme ! Comment vit-on lorsqu'on est Zidane ?
Pour en revenir à cette finale, je ne la regarderai pas. Ce n'est pas un geste militant d'anti-foot, puisque j'ai dit que je ne l'étais pas. Disons, pour les principales raisons, que 1/ ma Freebox ne permet pas de regarder TF1 ; 2/ je fuis les bars bondés et enfumés ; 3/ je préfère être tranquille. Je serai bien sûr très content que la France gagne, mais c'est tout ! Je me sens Français, je suis fier de mon pays, mais le nationalisme sportif ne m'a pas gagné. Si seulement cette Coupe pouvait avoir un effet direct sur le moral de notre pays... Les instituts de sondage ont montré que la ferveur était moindre et que les Français, bien que soutenant leur équipe, ont été beaucoup moins confiants qu'en 1998. Une victoire permettra-t-elle d'effacer les crises de discorde que nous avons traversées, tant bien que mal, depuis neuf mois ? J'en doute fort, et crains plus encore le traumatisme profond en cas de défaite même si, d'un point de vue purement économique, les retombées seront identiques quelle que soit l'issue de la Finale : les maillots ont d'ores-et-déjà tous été vendus !
J'ai l'impression d'être un peu pessimiste en venant d'écrire cet article... J'ai conscience de ne pas partager les mêmes émotions et, du fait du regard extérieur de l'observateur, j'ai un rendu biaisé de la situation. Je ne saurai en aucun cas critiquer ou remettre en cause les sentiments procurés par cette Coupe du Monde. Je ne donne qu'un point du vue qui, par définition, est partiel et partial. Pour celles et ceux qui regarderont le match, je vous souhaite de profiter de chacune des 90 minutes de cet événement historique dont la date rejoindra, dans nos manuels d'histoire, la date du 12 juillet 1998 !
Pour en revenir à cette finale, je ne la regarderai pas. Ce n'est pas un geste militant d'anti-foot, puisque j'ai dit que je ne l'étais pas. Disons, pour les principales raisons, que 1/ ma Freebox ne permet pas de regarder TF1 ; 2/ je fuis les bars bondés et enfumés ; 3/ je préfère être tranquille. Je serai bien sûr très content que la France gagne, mais c'est tout ! Je me sens Français, je suis fier de mon pays, mais le nationalisme sportif ne m'a pas gagné. Si seulement cette Coupe pouvait avoir un effet direct sur le moral de notre pays... Les instituts de sondage ont montré que la ferveur était moindre et que les Français, bien que soutenant leur équipe, ont été beaucoup moins confiants qu'en 1998. Une victoire permettra-t-elle d'effacer les crises de discorde que nous avons traversées, tant bien que mal, depuis neuf mois ? J'en doute fort, et crains plus encore le traumatisme profond en cas de défaite même si, d'un point de vue purement économique, les retombées seront identiques quelle que soit l'issue de la Finale : les maillots ont d'ores-et-déjà tous été vendus !
J'ai l'impression d'être un peu pessimiste en venant d'écrire cet article... J'ai conscience de ne pas partager les mêmes émotions et, du fait du regard extérieur de l'observateur, j'ai un rendu biaisé de la situation. Je ne saurai en aucun cas critiquer ou remettre en cause les sentiments procurés par cette Coupe du Monde. Je ne donne qu'un point du vue qui, par définition, est partiel et partial. Pour celles et ceux qui regarderont le match, je vous souhaite de profiter de chacune des 90 minutes de cet événement historique dont la date rejoindra, dans nos manuels d'histoire, la date du 12 juillet 1998 !
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