Les derniers jours de juin


Le temps passe inexorablement, et nous sommes là, les uns à le fuir, les autres à l'attendre. Beaucoup n'y accorde qu'une importance ponctuelle et ceux-là se réveillent un beau jour en devenant alors ceux qui fuient ce temps chronophage (pour ne pas écrire cannibale).
Parfois on s'arrête devant un miroir et, sous l'impression de se reconnaître, on se dit qu'on ne change pas. Le regard de nos proches, lui non plus, reste le même puisque les effets du vieillissement sont imperceptibles. C'est très souvent au retour d'une longue période d'absence que l'on entend le cinglant "mais comme tu as changé !". Toujours en bien, il va sans dire !
Finalement je me rends compte que j'accorde de moins en moins d'importance à l'apparence physique d'une manière générale. Bien sûr je suis particulièrement soucieux de l'image que je peux renvoyer aux autres, mais vieillir ne me fait pas si peur. La seule raison d'avoir peur, c'est de se dire que chaque jour qui s'écoule nous prive d'un choix des possibles : pourquoi remettre à demain ce qu'on n'a pas pu faire hier ?
Nous sommes si souvent le nez dans le guidon du quotidien qu'on en oublie d'exister. Un papillon qui ne se pose pas de temps en temps finit par se fatiguer à force de battre des ailes, non ? D'où l'attente d'une longue nuit de sommeil Me voilà papillon de nuit maintenant !
Parfois on s'arrête devant un miroir et, sous l'impression de se reconnaître, on se dit qu'on ne change pas. Le regard de nos proches, lui non plus, reste le même puisque les effets du vieillissement sont imperceptibles. C'est très souvent au retour d'une longue période d'absence que l'on entend le cinglant "mais comme tu as changé !". Toujours en bien, il va sans dire !
Finalement je me rends compte que j'accorde de moins en moins d'importance à l'apparence physique d'une manière générale. Bien sûr je suis particulièrement soucieux de l'image que je peux renvoyer aux autres, mais vieillir ne me fait pas si peur. La seule raison d'avoir peur, c'est de se dire que chaque jour qui s'écoule nous prive d'un choix des possibles : pourquoi remettre à demain ce qu'on n'a pas pu faire hier ?
Nous sommes si souvent le nez dans le guidon du quotidien qu'on en oublie d'exister. Un papillon qui ne se pose pas de temps en temps finit par se fatiguer à force de battre des ailes, non ? D'où l'attente d'une longue nuit de sommeil Me voilà papillon de nuit maintenant !
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