Je bouquine

Onze pages et une quatrième de couverture qui m'a interpellé hier, lorsque j'étais à la librairie Les mots à la bouche. Je feuillette le petit opuscule et lis, comme à mon habitude, les cinq premières phrases :
"Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie ne soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n'ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d'où je puisse attirer l'attention d'un dieu : on ne m'a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n'était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m'atteindrait moi-même car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier."
Stig Dagerman, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.
Je dois dire que je me suis plutôt reconnu dans le narrateur et j'ai acheté ce qui est présenté par les éditeurs comme "un testament, un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat". Stig Dagerman s'est suicidé deux ans après avoir écrit ce texte, contrairement à ce qui était sousentendu en quatrième de couverture. J'ai cru que l'auteur était gay, il était anarchiste...
J'ai lu l'ouvrage en quelques minutes, à l'Open Café. J'ai mieux compris les motivations de son suicide qu'il considère comme une raison de vivre. Mais je ne les partage pas...
Je dois dire que je me suis plutôt reconnu dans le narrateur et j'ai acheté ce qui est présenté par les éditeurs comme "un testament, un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat". Stig Dagerman s'est suicidé deux ans après avoir écrit ce texte, contrairement à ce qui était sousentendu en quatrième de couverture. J'ai cru que l'auteur était gay, il était anarchiste...
J'ai lu l'ouvrage en quelques minutes, à l'Open Café. J'ai mieux compris les motivations de son suicide qu'il considère comme une raison de vivre. Mais je ne les partage pas...
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