Je vais bien...tout va bien... je suis gay... tout me plaît

Publié le par Butterfly

Changer ses habitudes... Finalement, c'est lorsqu'on y est contraint que l'on s'aperçoit combien "c'était mieux avant". Ce n'est jamais facile de passer du tout ou presque rien, des soirées occupées à des soirées en solo, des semaines chargées à des semaines allégées. Plus de temps pour moi ? Plus de temps pour les amis que j'avais délaissés ? Je l'ignore car je n'ai jamais calculé et arbitré le temps passé avec  les uns plutôt qu'avec les autres. Quant à moi, je sais me retrouver seul quand il le faut. Je garde le sourire, et je préfère penser à après-demain plutôt qu'à demain. La méthode Coué n'est pas si mauvaise en réalité, et, à force de me mettre dans la tête que ce n'est qu'un sale moment à passer, mon corps s'en est convaincu. Sacrée force de persuasion que celle de l'esprit ! Je crois surtout que je ne réalise pas vraiment tout ce que j'ai vécu ces dernières semaines. Il y a encore deux mois, tout était différent. Je me dis que dans deux mois ce sera tout aussi différent. Peut-être sommes nous tous faits ainsi : la peur du changement et la nécessité de s'attacher à quelqu'un. Comme chez tous les êtres humains, le vieillissement fait partie de ce changement que l'on craint et la peur d'être seul préfigure celle de l'abandon. Quand j'avais 8 ans, j'ai pleinement éprouvé ce sentiment d'abandon. Ohh... rien de bien méchant quand j'y repense. Mes parents étaient partis à un concert et m'avaient laissé mon frère, ma soeur et moi seuls à la maison. Je m'étais réveillé en début de soirée et je les avais cherchés désespéremment partout... C'est le soir où j'ai le plus pleuré de ma vie. Je ne me rappelle plus si j'avais réussi à m'endormir avant qu'ils reviennent ou si j'avais veillé jusqu'à leur retour, mais ce souvenir reste intact en moi. Bien plus tard, j'ai revécu la même scène avec un mec que j'aimais et qui avait découché de l'appartement dans lequel nous vivions. Rien de grave là encore (il pouvait bien me "tromper", il était hétéro et nous ne formions pas un couple ! un jour, j'expliquerai pourquoi je suis souvent tombé amoureux d'hétéros quand j'étais plus jeune), mais je m'étais senti mal, seul et angoissé par son absence. J'imagine que tout le monde ressent la même chose, à quelques larmes près. Beaucoup me diront que si c'est ça le seul traumatisme de mon enfance, alors je ne devrai pas me plaindre et plutôt penser à ceux qui se sont vraiment faits abandonnés. Certes. Je le sais et j'y pense. Mais nous sommes des êtres égocentriques... surtout moi !

Je m'aperçois juste, ces derniers temps, qu'on a tous besoin d'être rassurés : sur nous, sur notre travail, sur ce qu'on montre aux autres... C'est plus ou moins flagrant, mais ce besoin se fait de plus en plus pressant dans notre société. La question est de savoir si ça vient vraiment de notre environnement, surtout à Paris, ou si ça vient de nous. En d'autres termes, avons-nous besoin d'être rassurés parce que la société nous fait douter de nous ou à cause d'un traumatisme de notre enfance ? Cause extérieure ou interne ? Comme rien n'est simple, j'aurais tendance à répondre les deux, avec, pour chacune, un effet qui varie selon nos histoires.

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Publié dans Réflexions du moment

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L
Bref, la société dans laquelle nous vivons nous incite à avoir des besoins. Soit disant, pour nous rendre plus autonome mais ce n'est qu'un mensonge. Elle nous pourrit, nous gâte, nous rend dépendant des services qu'elle nous propose.Ils deviennent alors des besoins. Pour revenir à toi, tu t'es accoutumé à vivre entouré, choyé, et il a suffit quand te laisse des heures seuls et te voilà, en larmes comme un orphelin. On vit dans un cocon douillet ? Bien sûr, il t'arrive de te retrouver mais pour faire quoi? Penser au sens de ta vie? ou à ceux qui t'entourent? Le besoin d'être rassuré encore et encore ? Tu doutes surment du chemin à prendre. Tu n'as plus maman,papa pour répondre aux problèmes de la vie. C'est sûr, c'est moins rassurant. Se dire que chacun de nos actes amènent à un changement radical dans notre vie. Le choix devient encore plus difficile. Face à ces épreuves, nous sommes seuls, nous sommes dits adultes et responsables à nos âges !Rares sont ceux qui y arrivent sans verser quelques larmes. Il est temps de grandir et d'assumer ses actes et la solitude. Car finalement, on naît seul et on meurt seul. Face à la vie et à ses problèmes, on est souvent seul.A nous, de trouver le bout.On ne peut compter que sur nous-mêmes.
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B
Tu as raison Kevin... Il est temps de grandir ! mais je serai toujours un grand enfant...
L
Tu es un exemple même de l'homme abandonné. Tu jettes un regard sur ta vie. Tu compares différent moments aussi important que d'autres à tes yeux. T'en conclues alors que tu n'q
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B
L'abandon est relatif... pour ma rupture, je ne le suis pas vraiment finalement puisque Sébastien est toujours là si ça ne va pas...
V
je tiens à toi papillon.....
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B
mercii...
B
NOEL est un poisson rouge, je précise ! et il sera toujours vierge à ton retour, promis...
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C
mais non, tu ne seras pas tout seul les prochaines soirées... tu oublies Noel qui te tiendra compagnie pendant 15 jours... :-) et puis, crois-en mon expérience (qui commence à bien s'étaler dans le temps JE SAIS !), y a aussi du bon à se retrouver seul un petit moment
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