Déménagement

Hier, avec Louis, nous avons transformé mon appartement. Armoire, lit, canapé, meubles de rangement ont littéralement volé à travers mon chez-moi qui n'est plus reconnaissable. C'est fou ce que tout peut changer d'une disposition à une autre, dans un même espace et avec les mêmes éléments de décor ! Il me paraît beaucoup plus grand, plus accueillant et recueillant à la fois, et même plus moderne. Et si cela était la même chose dans notre vie ? Parfois, il suffit de changer quelques habitudes pour s'apercevoir que nous ne sommes pas ce que nous pensons être. L'image que l'on renvoie est, pour beaucoup, fabriquée, plus ou moins consciemment, à défaut d'être seulement voulue. Certains font beaucoup plus attention que d'autres à ce qu'ils peuvent représenter. Etre, c'est de plus en plus paraître et l'épisode du réagencement de mon appartement me fait penser que cet adage contemporain (peut-être est-il même intemporel ?) est cruellement réaliste. Pourtant nous sommes définis par ce que nous sommes : jouer la comédie, être dans la peau d'un autre, ne peut durer indéfiniment. Un rôle n'est que temporaire, sinon "je est un autre" et "je" n'est plus authentique. Non, I am what I seem, Gloria Gaynor peut aller se rhabiller (je rigole bêtement tout seul car j'écoute justement en ce moment cette musique hautement gay : CLIQUEZ ICI !)
Sommes nous tous des travestis, au point de se perdre soi-même ? Nous retrouvons-nous que lorsque, nus, nous nous endormons en nous souvenant du temps de l'enfance innocente ? Nous retrouverons nous à l'aune de quitter ce monde, seul avec notre conscience ? Pourvu qu'elle soit bonne alors... Pour n'avoir rien à regretter, je crois qu'il est de plus en plus nécessaire de s'arrêter de vivre quelques instants et de se demander, avec tout le recul possible, si ce que nous vivons est choisi ou subi. Souvent je plaisante en concédant que devenir riche n'est pas ce qui me motive pour avancer dans la vie (ce n'est pas une fin en soi, mais un moyen pour assouvir ensuite tous ses désirs), du moment que je continue à aller à l'opéra et que je ne devienne pas sourd... C'est à moitié vrai... ;-) J'ai du mal à me persuader que le bonheur ne soit fait que de plaisirs simples, surtout à Paris en ce début de XXIe siècle. Pourquoi toujours tout compliquer ? Pourquoi ne jamais se contenter de ce qu'on a déjà et qui est, somme toute, ce que beaucoup désirent ? Quelle est cette maladie qui nous ronge de l'intérieur ? Ma maman me racontait le soir l'histoire du JAMAIS CONTENT, un poussin qui, se trouvant laid et jalousant les attributs de plusieurs animaux (le bec du canard, la queue du castor...), demande à Dame Nature d'être modelé à l'image recomposée selon ses propres désirs... Ce pauvre poussin ne ressembla plus à rien, ou si, plutôt, il devint le premier ornithorynque ! Ce surnom de "jamais content" m'est resté jusqu'à mon adolescence... jusqu'à ce que je devienne un papillon ! Quelle métamorphose ! ;-)
Sommes nous tous des travestis, au point de se perdre soi-même ? Nous retrouvons-nous que lorsque, nus, nous nous endormons en nous souvenant du temps de l'enfance innocente ? Nous retrouverons nous à l'aune de quitter ce monde, seul avec notre conscience ? Pourvu qu'elle soit bonne alors... Pour n'avoir rien à regretter, je crois qu'il est de plus en plus nécessaire de s'arrêter de vivre quelques instants et de se demander, avec tout le recul possible, si ce que nous vivons est choisi ou subi. Souvent je plaisante en concédant que devenir riche n'est pas ce qui me motive pour avancer dans la vie (ce n'est pas une fin en soi, mais un moyen pour assouvir ensuite tous ses désirs), du moment que je continue à aller à l'opéra et que je ne devienne pas sourd... C'est à moitié vrai... ;-) J'ai du mal à me persuader que le bonheur ne soit fait que de plaisirs simples, surtout à Paris en ce début de XXIe siècle. Pourquoi toujours tout compliquer ? Pourquoi ne jamais se contenter de ce qu'on a déjà et qui est, somme toute, ce que beaucoup désirent ? Quelle est cette maladie qui nous ronge de l'intérieur ? Ma maman me racontait le soir l'histoire du JAMAIS CONTENT, un poussin qui, se trouvant laid et jalousant les attributs de plusieurs animaux (le bec du canard, la queue du castor...), demande à Dame Nature d'être modelé à l'image recomposée selon ses propres désirs... Ce pauvre poussin ne ressembla plus à rien, ou si, plutôt, il devint le premier ornithorynque ! Ce surnom de "jamais content" m'est resté jusqu'à mon adolescence... jusqu'à ce que je devienne un papillon ! Quelle métamorphose ! ;-)
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