Il pleut sur la ville...

Sorti d'un week-end maladie, je mets le nez dehors ce matin et je me retrouve en plein crachin parisien. Une pluie très fine, diffuse, s'étend à perte de vue comme un rideau transparent dont on ignore la profondeur. Et là, les vers de Verlaine, ou de Rimbaud, je ne m'en rappelle plus, résonnent en moi. Un temps comme ça rend mélocanlique même s'il annonce la fin de l'hiver et le retour de températures plus agréables. Nous sommes à la mi-février et le printemps sera bientôt là. Que de réjouissantes perspectives ! J'aurais finalement passé mon premier hiver à Paris et je fêterai dans deux semaines l'anniversaire de mon installation dans la capitale.
Que de rencontres et de découvertes ! Je dois bien avouer que je n'ai pas encore toutes mes marques et qu'il y a encore beaucoup d'aspects de Paris que je ne connais pas, heureusement d'ailleurs ! Il me semble qu'on vit peut-être plus intensément à Paris. Non pas que la vie en province soit toujours calme, mais il existe, dans la capitale, un état de stress et d'agitation qui, accumulé, empêche l'esprit de se poser. Et, lorsqu'il accumule trop d'émotions, alors c'est le coup de déprimes. C'est un peu ce qui m'est arrivé hier soir, bien que je ne sois pas tellement sûr de connaître la cause véritable à mon coup de blues. Parfois, pour un rien, il m'arrive d'être terriblement triste. Le côté rassurant, c'est que cet état ne dure pas et, dès ce matin, j'ai pu constater combien ma nuit de sommeil avait effacé, en grande partie, les pensées vagabondes et grises de la veille.