C'est parti pour 2008 !

Publié le par Butterfly

Je vous souhaite une excellente année ! A toutes celles et tous ceux qui me lisent, merci d'être toujours là ! 
De nouvelles perspectives pour ces prochains mois... le roman qui avance (un extrait en fin d'article !), une inscription au concours du cours Florent, le sport à outrance... j'imagine que cette suractivité est due, en partie, à l'année de mon trentenaire. Paraît-il que j'en fais 24... Alors je ne suis pas plus affecté que ça par ce symbole ;-)
ça va plutôt bien en ce moment. Mon boulot me prend énormément de temps, ce qui donne à mon emploi du temps un air d'agenda de ministre ! Qu'importe, j'ai pris le pari que je ménerai tout de front. Je sens que je vivrai à 100 à l'heure, ce qui n'est pas pour me déplaire. 
J'essaierai de maintenir ce blog à flots. Ce sera ma respiration virtuelle. Espérons que je ne fasse pas d'apnée pendant une longue période !

Extrait de mon roman :

 
Chapitre I : ERIC

 

Tu ne le sais pas encore, mais je vais te quitter... Ces mots dansaient dans la tête d'Eric en formant une ronde entrainante. La rupture lui apparaissait de plus en plus comme inéluctable. Ces derniers jours avaient été insupportables : il fuyait celui qu'il aimait.

Christian dormait profondément. Il le regardait avec toute la tendresse qu'il lui refusait le jour. Tout le paradoxe de cette relation résidait dans un jeu complexe d'attirance et de répulsions qui tournait à l'avantage de ces dernières. Il ignorait le moment où tout avait basculé. Peut-être, à l'image de ses sentiments envers lui, il s'était éloigné sans s'en rendre compte. C'était de sa faute, songeait-il.

 

Dans la pénombre de la chambre, Eric distinguait son visage reposé. Le réveil alignait trois chiffres identiques : 3 : 33. Lorsqu'il regardait par hasard en direction de la table de chevet, ce genre de coïncidence horaire se produisait régulièrement. Il y voyait un clin d'oeil du destin, qui le rassurait : il n'était pas seul et ce qu'il faisait n'avait pas d'importance. Après tout, si cela devait arriver... c'est qu'il ne devait pas être responsable. Il détournait le regard vers la fenêtre d'où provenait le peu de lumière d'une pleine lune automnale. Silence. Il aimait cette ambiance qui le perdait au milieu de nulle part, en pleine nature au coeur de Paris. Eric se redressa dans ce lit devenu à la fois trop grand et trop petit. Trop grand parce qu'il n'avait plus l'impression de le partager avec Christian, trop petit car il se tenait sur le bord du lit.

 

Eric descendait les cinq étages à pieds, lentement, un dossier sous le bras. Il n'était pas motivé : le poids de la nuit passée à penser lui faisait pencher la tête vers l'avant. Sous son regard fatigué les marches de marbre défilaient.

 

  • Bonjour monsieur.

  • Bonjour Daniel. Bien dormi ?

  • Oui monsieur.

  • Je n'en dirais pas autant.

 

A peine entré à l'arrière de la Peugeot 407 noire, il ajouta avec une voix d'enfant, hésitant à demander une faveur à son père :

 

  • Dites Daniel... Vous pouvez passer par les quais ? Je sais que vous n'aimez pas être bloqué dans les embouteillages, mais j'ai besoin de changement ce matin. A moins que vous ne connaissiez un autre itinéraire...

  • Non, monsieur. Les quais, c'est très bien.

 

La voiture démarra tout aussi lentement que sa descente d'escalier. Tout lui semblait décidemment tourner au ralenti. La Seine était proche. Son bureau l'était moins : il fallait traverser Paris, en remontant le fleuve.

 

La voiture s'immobilisa devant l'entrée d'un petit immeuble de quatre étages, surmonté d'un jardin arboré d'où tombaient des branches de lierres. Eric s'engouffrait dans le hall d'entrée. Les sourires éclatants de Paul et de Cindy, le gardien et la standardiste, l'accueillirent chaudement. Le fond de l'air était peut être encore assez frais pour la saison, mais ces deux-là avaient l'art de vous faire fondre un esquimau. Il les adorait. Ils formaient un beau couple, inséparables depuis qu'Eric les avait recrutés, trois années auparavant. Eric gravit les escaliers,jusqu'au second étage. Sur le palier, trois portes, dont la plus imposante me faisait face. Il entrait, sans frapper, dans un grand salon. Une jeune fille se leva derrière un comptoir de verre teinté d'un bleu ciel immaculé.

 

  • Eric, votre courrier.

Il prit la dizaine d'enveloppes que Sylvie, sa secrétaire, lui tendit. Il continuait à marcher jusqu'à une seconde porte. Son nom figurait dessus, en lettres dorées. Bienvenue dans son antre professionnelle. Le seuil passé, il n'en sortait qu'à la tombée de la nuit. Il n'était un adepte des repas d'affaires ni des interminables réunions de travail. Il laissait ses associés gérer la société, assurant néanmoins d'autres tâches que d'aucun aurait rechigné à accomplir de leur propre gré. L'arrangement avait pourtant été clair : Eric leur laissait les actes de visibilité/sociaux, en contrepartie de quoi il traitait du fond d'affaires importantes. Ses deux autres associés, David et Jean-Pierre, étaient ravis. Jean-Pierre représentait la société et était l'invité de leurs clients, actuels ou futurs, à diverses manifestations : des vernissages aux dîners. Ces derniers jours, les défilés de mode occupaient ses après-midi. Même s'il ne faisait pas partie du gratin du monde des affaires, son visage ne passait plus inaperçu. David gérait les relations internes : véritable chef d'orchestre, il s'assurait que tous les services fonctionnent parfaitement. D'une redoutable précision, il jouait le rôle du métronome : aux réunions du lundi avec les responsables de département, succédaient les réunions du mardi avec les chefs d'unité. Les autres jours de la semaine étaient consacrés à des points plus particuliers que l'actualité des dossiers imposait. David consacrait son vendredi à faire le bilan avec le service juridique. Quant à Eric... Un collaborateur, François, et sa secrétaire, Sylvie, l'aidaient à traiter des dossiers les plus délicats que le cabinet avait à connaître. Ce n'était pas forcément ceux qui leur rapportaient les honoraires les plus importants, mais ils devaient faire la réputation de notre société d'avocats. Eric s'arrangeait pour communiquer les informations suffisantes pour que Jean-Pierre puisse s'assurer d'un minimum de crédibilité : pour le reste, il savait, tout comme David, laisser à Eric suffisamment de liberté pour mener à terme la constitution du dossier. Leur pacte d'associés avait, jusqu'alors, parfaitement fonctionné.

Eric posa son manteau sur l'un des deux fauteuils qui font face à une large table de travail laqué de noir. Il contourna la table, et fit glisser le dossier sur un coin ; les enveloppes subirent le même sort. Les mains libres, il se sentait enfin à l'aise pour se mettre dans le bain professionnel. Toujours le même rituel. Identique et nécessaire. Eric ne ressemblait pas à ce genre de garçon superstitieux, mais il s'était fait sienne l'idée selon laquelle un espace organisé favorisait la production d'idées. Il consulta rapidement son semainier : rien de bien important. Somme toute, ce lundi de novembre ressemblait à n'importe quel lundi qu'il vivait depuis trois années. Il allait ouvrir son courrier lorsque Sylvie entra.


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Publié dans Vie quotidienne

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E
Bonsoir! Je viens de lire l'extrait de ton roman. Bon, c'est court mais on se fait une petite idée! Je fais partie de ta communauté, enfin je pense que tu le sais déjà! Bien que je ne sois ni gay ni même un homme, nilesbienne! Je crois que le terme usité est homophile. Enfin, moi aussi, j'écris un roman qui parle d'amour homosexuel. Bon, vu que je ne suis pas un homme homosexuel, mon histoire ne sera peut être pas réaliste ou crédible ou trop romancé, ça, c'est pas moi qui pourrait en juger. En fait, certaines communautés d'écriture m'ont supprimé et ne se sont jamais donné la peine de venir voir ce que j'écrit alors comme je ne voudrais pas que cela m'arrive avec la communauté blog gay, je voudrais juste dire que même si je ne le suis pas et que je ne parle pas de mon quotidien (hétéro et sans activité sexuelle), mon roman conte une histoire gay. Sinon j'ai bien un autre blog qui parle un peu plus des gays (en asie!) http://enoa-asai.blog4ever.com/blog/index-102339.html<br /> Bon, la j'ai que deux vidéo de mon Dieu!! Sho, un gay porn star! Je craque pour ce gars et à chaque fois que je le vois se faire Hikaru, je me dis :"mais pourquoi je suis pas un mec et que je me fais pas fucker hard par lui?"
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S
Coucou tit papillon, et de nouveau, tous mes voeux pour cette nouvelle année!<br /> <br /> J'apprends donc que tu envisages le cours Florent? Je te souhaite de réussir!<br /> <br /> Quant à tes écrits... J'ai hâte de pouvoir lire la suite!<br /> <br /> A très vite (ptet bien demain ;))
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B
Hé hé, tu vois que je te réponds : merci pour la soirée ct vraiment très sympa !tu liras la suite, minute papillon ;-)bisous
P
>> Don Quichotte : oui, tu as raison, et pour cause, il avait été écrit à la 1ère personne du singulier !
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D
C'est amusant de retrouver à ce point une sensation connue en te lisant...<br /> <br /> D'ailleurs, tu devrais faire attention: tu fleurtes avec la première personne du singulier au point de faire un lapsus !<br /> <br /> Très bonne année 2008 !
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B
tu as raison. initialement, ce passage a été écrit à la première personne du singulier... puis il a été réécrit... d'où l'oubli ! Très bonne année à toi aussi ! merci
H
Bonne année. Meilleurs voeux pour 2008 (bonheur, argent, réussite, etc.).<br /> Heureux que tu passes les concours pour les cours Florent. Je croise les doigts.
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B
Merci beaucoup Hugo ! On verra bien tout ce que cela donnera ! à dire vrai, je ne suis pas pressé de savoir...