Le jour où je me suis remis à croire
Je n'arrête pas de penser à Pink. Pas un jour où, lorsque je lève les yeux au ciel, je ne murmure pas son prénom. "Think Pink" lançait Pierre... Il faut maintenant que Pink pense aussi à nous. Je ne me vois pas, pour le moment, écrire sur d'autre sujet tellement il me préoccupe. Je poursuis péniblement l'écriture de mon roman, mais celui-ci a pris une tournure bien particulière puisqu'il y est question, entre autres, d'amnésie après un accident de voiture. Je vous en parlerai bien volontiers, mais plus tard : pour l'heure, le coeur n'y est pas.
J'ai cherché pendant plus de trois heures une illustration à cet article. Beaucoup d'extraits de films. Des tristes, des gais, les uns qui arrachent des larmes, les autres qui font rire. J'ai longuement hésité et puis j'ai choisi Moulin Rouge, pour les côtés poétiques et symboliques. Cette partie du film transcende le clivage des sentiments : on est directement et simplement touché par cette déclaration d'Amour. Pas de fioritures.
Tout me paraît si flou, à l'image de ce temps cotonneux qui plonge Paris dans une quiétude amorphe aux froids accents hivernaux. Le monde est en pleine torpeur. Il doit se réveiller.
Hier soir, et pendant une partie de la nuit, j'ai allumé une bougie. Besoin de croire au symbole de cette flamme si fragile qu'on peut pourtant raviver d'un simple geste... A l'image de la vie ? Je l'ai préservée en pensant que, décidemment, la vie n'était pas si simple et que c'est cela qui la rendait si belle. Je ne la comprendrai jamais, et c'est tant mieux. Il faut croire aux lendemains ensoleillés. Il faut peut-être tout simplement croire, croire que tout ceci n'est qu'au mauvais rêve dont on se réveillera doucement dans les bras de l'être aimé qu'on attendait tant.
Pink, this is your song...
Publicité